Mundillo Taurino

Vauvert : Oreille pour Clément Hargous, le courage de Borja Escudero et la fraîcheur de Nino Julian

© Mélanie Huertas

Vauvert, Dimanche 31 mars

5 Erales de François André (1er/3e), Turquay (2e), Cuillé (4e) et Alain Tardieu (5e) pour :

Michael Toubas à cheval : salut après 1 avis
Clément Hargous (bleu roi et or) : oreille après avis
Borja Escudero (grenat et azabache) : Vuelta al ruedo
Solalito : (vert pomme et or) : applaudissements
Nino Julian : (corail et or) : salut

Novillada sans picadors du Printemps des jeunes aficionados
2/3 d’arènes temps ensoleillé
Paseo retardé de 5 mins, Borja Escudero étant pris dans les bouchons

C’est le rejoneador local Michael Toubas qui ouvre le bal monté sur un magnifique cheval de robe isabelle.

Le banderillero Marco Leal réceptionne le becerro salinero claro n°15 de François André à la sortie. Moments templés au cheval lors du tercio de châtiment. Après un passage à vide au 2eme rejon, il est planté un peu en arrière. Le rejoneador intéresse son becerro mais se fait tamponner le cheval.

Michael Toubas prend un cheval gris pommelé pour le tercio de banderilles enjoué avec une jolie pose au cuarteo. Marc Monnet se fait siffler pour le trop grand nombre de passes qu’il donne afin d’occuper le François André. Le rejoneador essaie de réchauffer le public mais rate la pose de ses banderilles.
Il pose une jolie banderille courte, son cheval ayant effectué un pas espagnol d’école auparavant.
Après 2 essais infructueux, le becerro tombe et se fait applaudir à l’arrastre.
Salut au tiers du cavalier qui avait entamé une vuelta protestée.

Le becerro cardeno n°23 de Turquay sortant en deuxième est bien présenté et remate aux planches. Clément Hargous l’accueille par de belles véroniques gagnant le centre malgré les hachazos de l’animal. Clément partage les banderilles avec ses compagnons de cartel du jour qui gratifient l’assistance d’un vrai tercio de becerristas : enjoué et énergique.Brindis au public du jeune torero qui entame sa faena en obligeant le becerro qui a conservé beaucoup de forces en restant doux avec lui.
Il amène le becerro au centre pour deux séries templées à droite, la deuxième un peu plus hachée, le novillo commençant à serrer.
Il prend donc la corne gauche en essayant de se croiser mais un peu sur la défensive, le Turquay lui reste court. Profitant des conseils de son professeur Patrick Varin, il redonne une série à droite de grande qualité, de face, croisé et en baissant la main. Grande estocade un peu basse après un avis. Les trois puntillazos de David Romero libèrent l’oreille. Becerro applaudi à l’arrastre.

Borja Escudero, alicantin et élève de l’école taurine d’Arles (Escoudero d’après le panneau!) avait intégré le cartel en ayant gagné le concours de becerrista de la veille. Il touche un François André plein de moteur s’étant abîmé la corne gauche en rematant violemment sur les burladeros. Très bonne brega de Marc Antoine Romero. Tomas Ubeda se fait surprendre aux banderilles mais rattrape le coup face à ce becerro très dangereux.
Le torero donne la guerre de l’après-midi poussé par les encouragements de son entourage.
Après un début de faena droitier, le levantin s’arrime à gauche se faisant désarmer. L’héroïsme du torero fait sonner la musique. Le toro commence à s’aviser. Il porte une entière engagée suivie malheureusement d’une série de 5 descabellos. Une vuelta bien méritée récompense son courage et son engagement.

Borja Escudero © Mélanie Huertas

Après la partie énergique de la novillada, Solalito se présente en piste avec le suave exemplaire de Philippe Cuillé negro et brocho. Nino Julian donne un quite par chicuelina rematé par une caliserina. Solalito répond par un joli quite par gaoneras. Après un deuxième partage de banderilles avec ses companeros de cartel, Solal brinde au public et réalise un début de faena à genoux. Une série de derechazos puis de naturelles au centre fait sonner la musique. Les passes sont de bonnes qualités mais quelque peu scolaires aujourd’hui. Un redondo inversé clôt la faena. Deux pinchazos plus une entière d’effet rapide déclenchent les applaudissements du public.

Nino Julian © Mélanie Huertas

Le numéro 47 d’Alain Tardieu rentre en dernière position de l’après-midi. Il est noble quoi qu’un peu flojo. Nino Julian le reçoit par véroniques lui laissant beaucoup d’espace. Nino et Clément assurent le quite par chicuelinas en collera. Banderilles assurées par le trio français pour boucler la boucle.Nino commence sa faena avec des naturelles aidées par le haut puis une série gauchère où le becerro tombe. Nino se rattrape en passant sur la corne droite. La musique se met à jouer. La faena liée transmet au public avant de se terminer par une série de manoletinas à l’ancienne. Le torero est bousculé à l’estocade. Après un pinchazo, il envoie trépasser le beccerro avec  une entière légèrement de côté. Salut.

Juan Medina

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