Mundillo Taurino

Céret : Les Saltillo repartent avec leurs oreilles…

Céret, Dimanche 14 juillet 2019

6 toros de Saltillo pour

Fernando Robleño : silence et sifflets

Javier Cortés : salut et silence

Gomez del Pilar : salut et salut

Photo : Mélanie Huertas

Plein.

Lot de Saltillo, de présentation irréprochable, sérieux et compliqué. 21 rencontres avec la cavalerie.

BRIOSO est reçu par une belle réception de Fernando Robleño, applaudi par le public. Le toro rencontre le groupe équestre par 2 fois, se montrant présent et y allant de loin. Le torero brinde son combat à ce public qui le chérit mais trace une faena d’intensité inégale. Alternant passage droitier et gaucher, le torero semble être en dessous des possibilités du toro. L’animal reste sérieux et vend chèrement sa peau, résistant longuement jusqu’à tomber après le 3ème essai de Robleño.

SALADOR prend 3 piques de loin sans forcément trop s’employer. Il sort du tiers avisé, et met rapidement la panique dans le ruedo. Après que le toro ait mis en déroute sa cuadrilla, Javier Cortés relève le défi que lui propose le toro, celui-ci gardant la tête haute et possédant de nombreuses complications. Prestation méritoire du piéton.

MORISQUEÑO offre un tiers de pique de belle intensité, allant 3 fois au cheval et mettant le groupe équestre en difficulté. Après avoir vu sa cuadrilla s’illustrer et saluer, Gomez Del Pilar commence par une série de doblones de bon goût et efficace. Le toro possède un danger sourd et froid, obligeant le maestro à faire le maximum. Salut et ovation au toro

CAZARRATA pousse sous 3 fois le fer, intéressant mais pas transcendant. Robleño ne comprend pas le rythme demandé par le toro, le sitio du piéton n’aidant pas. Après des sifflets nourris venus des tendidos, le maestro fait enfin l’effort, abandonne son positionnement périphérique et sort 2 bonnes séries gauchères. Une mort très laborieuse avec le puntillero qui l’aide à écouter des sifflets nourris une fois la dépouille évacuée.

REMALDITO est un haut toro, imposant et sérieux d’armures. Le castonero exécute mal sa tâche en 3 rencontres. Le reste de la cuadrilla sera à unisson, une nouvelle fois en grande difficulté. Avec une charge à mi hauteur, passant mais ne transmettant pas, le toro n’offre que peu de possibilités de s’illustrer. Silence.

JILGUERON est l’ultime toro de la feria céretane. Il sort compliqué dans la voile de Gomez Del Pilar. Après un tiers de pique en véritable manso con casta, venant au cheval pour s’en échapper aussi vite la puya entrée, il oblige le piquero à s’exposer au milieu de piste, allant le chercher même dans sa querencia du toril. 6-7 rencontres équestres et une nouvelle fois la cuadrille s’illustre bâtonnets en mains, saluant une chaleureuse ovation. Impossible pour le matador de tirer quoique ce soit d’un toro avisé et ne disposant d’aucunes charges valables. Salut mérité face à ce dangereux manso.

Jonathan Rouquette

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