Mundillo Taurino

Bayonne : Intéressante corrida de Luis Algarra

Bayonne, Vendredi 30 août

6 toros de Luis Algarra pour

Sébastien Castella : une oreille et 2 oreilles

Daniel Luque : une oreille après avis et applaudissements

Pablo Aguado : salut après avis et salut

3/4 d’arènes



Misterioso, un toro très bien présenté de Luis Algarra donne le ton de cette belle tarde. Il remate contre les burladeros mais tombe dans la cape de Castella. Le biterrois rectifie immédiatement le tir et évite de faire humilier le toro même s’il est très noble. Picotazo et deuxième assez mauvaise pique, le toro étant très faible. Daniel Luque l’embarque dans de délicieuses chicuelinas lors de son quite. Castella y répond de suite par des gaoneras très serrées, citées de loin. José Chacon salue aux banderilles après avoir posé deux excellentes paires très engagées. Comme à chaque fois qu’il touche un grand toro, Castella commence par des pendulaires au centre de la piste. Comme il se fait accrocher, il continue son entame de faena à genoux mettant le feu dans les gradins. Deux jolies séries ciselées sur la droite font sonner la musique. Il passe ensuite par naturelles en se croisant. La faena est conclue par l’habituel numéro dans les cornes. Le maestro profitant de la faiblesse du toro pour se le faire passer extrêmement près. Une demie épée plutôt trasera libère la première oreille de l’après midi.

Son deuxième toro est un peu distrait à la cape mais il est bien fixé à la cape par Castella. Le toro fait tomber le groupe équestre à la pique en provoquant une sacrée pagaille. Le maestro doit le tirer par la queue pour l’en sortir. Jolie seconde pique qui fait saluer le picador. Salut de Rafael Lisita. La cuadrilla est de très grande qualité. Très bonne faena de Castella, le toro commençant à poser des difficultés sur la fin ce qui ne démonte pas le torero. Grosse entière. Deux oreilles quelque peu généreuses mais sans doute octroyées en raison de la persévérance du maestro et de la qualité de l’épée.

Daniel Luque accueille son toro baptisé Tomasito par de belles véroniques templées. Le tiers de pique est mémorable, le toro part du centre du ruedo, le picador est ovationné. Luque débute sa faena par le haut sur la droite avec la douceur qui le caractérise. La faena va crescendo, le torero se détend et s’entend à merveille avec ce très bon toro de Luis Algarra. La faena est signée par des Luquesinas maison. Le sevillan met une belle épée après quelques difficultés de placement du toro. Le toro mortellement blessé refuse de s’avouer vaincu ce qui fait sonner l’avis. Une oreille amplement méritée. Vuelta au toro.

Le cinquième toro est le parfait contre exemple du dicton no hay quinto malo. La lidia avait cependant bien commencé par les plus belles véroniques de la tarde déclanchant les “olés” du public. Le toro commence à aller à menos dans un tiers de banderilles très chahuté. Début de faena à genoux. Luque se démène pour toréer le toro mais celui ci se défend. 1/3 de lame d’effet rapide. Applaudissements.

Pablo Aguado n’a pas vraiment eu de chance ce soir. Il sert des véroniques de soie à son premier opposant. Belle première rencontre à la pique cependant la deuxième est carioquée le public basque sifflant copieusement le cavalier. Deux grandes paires de banderilles d’Ivan Garcia. La faena est très bien entamée par doblones esthétique, très belles séries des deux côtés. Cependant la faena à du mal à décoller et se dilue un peu sur la fin. Une entière après deux pinchazos. Salut après avis.

Le dernier est bien salué à la cape. Le toro n’est pas franc au cheval, il fait tomber le groupe équestre. Ce bicho est très compliqué, il est violent et donne de gros hachazos en fin de passes. De nombreux autres toreros auraient abrégé le problème sans autre forme de procès. Cependant Pablo Aguado ne se laisse pas compter. Il part dans un travail dantesque pour arriver à apprivoiser le toro ce qui porte même ses fruits car il arrive à en tirer une belle série de naturelles en fin de faena. Le torero ayant vraiment extrait du toro tout ce qu’il pouvait, il l’expédie par une belle épée en s’engageant. L’effort ne porte pas sur le public, Aguado salue seulement.

Juan Medina

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