À l’approche des élections municipales, la Fédération des Sociétés Taurines de France (FSTF) a souhaité interpeller les candidats des principales villes taurines du pays afin de connaître leur position sur l’avenir de la tauromachie et la place des aficionados dans la politique municipale.
Dans une lettre adressée aux candidats, le président de la fédération, Benoît Pince, a lancé une consultation nationale portant sur les villes taurines de première et deuxième catégories, notamment Arles, Bayonne, Béziers, Céret, Dax, Istres, Mont-de-Marsan, Nîmes et Vic-Fezensac.
Une fédération historique du monde taurin
Créée en 1910, la FSTF regroupe aujourd’hui 80 sociétés taurines et se présente comme une organisation engagée dans la défense d’une corrida « éthique et authentique » et du respect de l’aficionado.
Au fil de son histoire, la fédération a participé à plusieurs initiatives structurantes pour la tauromachie en France :
- contribution à la loi du 24 avril 1951, qui prévoit que la loi Grammont sur la protection animale ne s’applique pas aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue existe ;
- participation à la création de l’Union des Villes Taurines de France (UVTF) en 1966 ;
- rédaction du premier règlement taurin municipal français en 1973 ;
- cofondation de l’Observatoire National des Cultures Taurines en 2008.
La fédération a également développé des initiatives internes, comme le Corps des Présidents et Alguazils de Corrida (CPAC) ou encore les États généraux des tauromachies organisés en 2020 et 2021, qui ont abouti à quarante propositions pour l’avenir de la tauromachie.
Deux questions centrales pour les candidats
Dans sa lettre, la FSTF demande aux candidats de se positionner sur plusieurs points concernant la gestion municipale de la tauromachie.
La fédération souhaite notamment connaître :
- leur vision et leur connaissance de l’Union des Villes Taurines de France ;
- les ambitions qu’ils attribuent à cette institution ;
- la place qu’ils souhaitent accorder aux aficionados et à leurs représentants dans cette structure.
Elle interroge également les candidats sur la politique taurine qu’ils entendent mener dans leur commune, ainsi que sur le rôle qu’ils souhaitent donner aux aficionados au sein des commissions taurines municipales.
Selon la fédération, cette consultation vise à clarifier les positions des futurs élus et à permettre au public de mieux connaître les orientations des différentes listes sur un sujet culturel et traditionnel pour plusieurs villes du sud de la France.
Des réponses encore limitées
À ce stade, la FSTF indique avoir reçu 9 réponses sur les 34 candidats sollicités.
Les réponses proviennent notamment de listes candidates dans plusieurs villes taurines :
- à Nîmes, avec Franck Proust, Julien Plantier et Vincent Bouget ;
- à Bayonne, avec Jean-René Etchegaray et Henri Etcheto ;
- à Arles, avec Patrick de Carolis ;
- à Mont-de-Marsan, avec Frédéric Dutin ;
- à Istres, avec Damien Broc ;
- à Béziers, avec Robert Ménard.
Certaines réponses prennent la forme d’un accusé de réception, tandis que d’autres comportent des lettres d’engagement ou de positionnement plus détaillées, que la fédération a choisi de publier intégralement.
Une publication avant le premier tour
La FSTF a souhaité rendre ces réponses publiques avant le premier tour des élections municipales, estimant important que les électeurs puissent prendre connaissance des positions des candidats sur ces questions.
La fédération précise que les réponses tardives pourront encore être publiées jusqu’à la veille du scrutin et annonce qu’elle contactera, après le second tour, l’ensemble des maires élus des villes taurines afin de poursuivre le dialogue avec les collectivités locales.
