Mundillo Taurino

Béziers : belle fin pour Robert Margé à la tête des arènes…

Il ne pouvait rêver meilleure fin. Pour sa dernière après 32 ans à la tête des arènes de Béziers, Robert Margé est sorti en triomphe, à l’issue d’un festival qui a conquis l’aficion. Organisée au profit du personnel hospitalier de la ville, la course a été marquée par sept oreilles et un indulto. 

Et c’est un Margé qui est rentré au toril, après une grande faena de Miguel Angel Perera. Un indulto généreux, le novillo n’ayant reçu qu’un picotazo. Mais le maestro est parvenu à sublimer un adversaire compliqué avec toute sa classe et à faire vibrer la plaza, notamment lorsqu’il est parvenu à enchaîner 13 passes sans bouger, après avoir été violemment percuté par le Margé en début de faena. C’est déjà lui qui avait réalisé le dernier indulto au plateau de Valras, en 2012.  

Léa Vicens a ouvert ce festival devant un Fermin Bohorquez de bonne présentation. La Nîmoise est parvenue à conquérir le public grâce à un jeu emballant avec les chevaux face au toro. Alors qu’un trophée lui semblait promis, aucun n’est tombé à cause des aciers. Une épée mal placée et trois descabello ont été nécessaires. Salut au tiers. 

Au lendemain d’une prestation qui a laissé l’aficion sur sa faim, Sébastien Castella a charmé son public. Après de vibrantes véroniques pour réceptionner son adversaire marqué du fer de Cuillé, le Biterrois a livré une faena dans un style qui lui appartient, plein d’engagement dans le petit périmètre. Accompagné du bolero de Ravel magnifiquement interprété, le maestro est parvenu à couper deux oreilles après une entière. Pétition pour une vuelta non accordée. 

Triomphe également pour Manuel Escribano. Apres une porta gayola et la pose des banderilles, le maestro fait face à un Pages Mailhan compliqué, manquant de charge. Mais le torero est parvenu à faire monter en intensité une faena essentiellement tracée à gauche. Une entière foudroyante fait tomber deux oreilles.  

Après l’indulto de Perera, Paco Urena est entré en piste. Son adversaire ne lui a pas permis de s’exprimer complètement mais une entière foudroyante a fait tomber une oreille du palco.

De son côté. Carlos Olsina a hérité d’un novillo sans charge ni noblesse. Impossible pour le Biterrois de le toréer. Ovation après deux épées. C’est certainement ce qui a poussé les cinq autres maestro à lui laisser la faena d’un septième novillo de Gallon, offert par le cartel du jour. 

Si Castella l’a accueilli à la sortie du toril, c’est Léa Vicens qui est montée à cheval pour le piquer. Une première pour elle qui s’est suivie de la pose des banderilles par Escribano, Perera et Castella, le Biterrois gratifiant son public d’un quiebro. Après quelques passes d’un Urena toujours classe en début de faena, Olsina est entré en piste. Escribano est revenu pour les aciers et deux oreilles sont tombées, symboliquement pour le geste des maestro, venant clôturer une après-midi qui a charmée Béziers. 

Béziers, Dimanche 16 août
5000 personnes environ 

Novillos de Bohorquez, Cuillé, Pagés-Mailhan, Robert Margé, Fernay, Malaga, Gallon pour
Lea Vicens : salut au tiers
Sébastien Castella : 2 oreilles
Manuel Escribano : 2 oreilles
Miguel Angel Perera : indulto
Paco Ureña : une oreille
Carlos Olsina : ovation

Maxime Gil

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