Pamplona : Où sont passés les Miura ?

Pour la première fois depuis 2013, la corrida de Miura a été avancée au 13 juillet et ne clôturera donc pas la Feria. Un déclassement symbolique pour la ganadería sévillane, confirmé en piste par un mauvais lot de toros, tant sur le plan de la présentation, inégale et parfois insuffisante, que du comportement.

Le cinquième toro de Miura, le mieux présenté du lot !

Le manque de race de l’ensemble du lot a donné lieu à une corrida fade, dénuée d’émotion. Les Miura ont pratiquement manqué de tout ce qui fait habituellement leur réputation : bravoure, piquant, mobilité et caractère. Un lot qui ne fait pas honneur à la prestigieuse ganadería sévillane dans les arènes de Pamplona.

Chez les toreros, le bilan n’est guère plus réjouissant. Si Manuel Escribano a coupé une oreille au toro d’ouverture et est passé tout près d’en obtenir une seconde lors de son deuxième combat, tout ne fut pas précis. Il fut tout de même auteur d’une prestation sérieuse, au cours de laquelle le Sévillan a fait preuve d’engagement.

Belle naturelle de Manuel Escribano face à son premier toro du jour

Jesús Enrique Colombo, en revanche, n’a pas convaincu. Sa prestation s’est révélée décevante, aussi bien aux banderilles qu’à la muleta. Le Vénézuélien n’est jamais parvenu à imposer son rythme, toréant sur les extérieurs et abusant des desplantes face à des toros amorphes. Il a toutefois eu la « chance » d’obtenir une oreille après une épée tombée, certes foudroyante, mais peu académique, sans que cela n’empêche la présidence de sortir le mouchoir blanc. Son second fut peut être le meilleur du lot, venant de loin avec de la mobiilité, mais Colombo ne réussit pas à s’entendre avec, laissant passer sa chance de sortie en triomphe.

Naturelle aidée de Jesus Enrique Colombo

Pepe Moral complétait la terna avec un lot sans histoire devant lequel l’autre Sévillan de l’affiche n’a jamais réellement pesé. Une prestation discrète qui laissera les aficionados sur leur faim.

6 toros de Miura pour
Manuel Escribano : une oreille et
Pepe Moral : silence et silence
Jesus Enrique Colombo : une oreille et vuelta

Jean Dos Santos