Seissan maintient le cap une année de plus avec une journée taurine qui a débuté le matin par une rencontre d’aficionados practicos, au cours de laquelle Hervé Galtier et Guillaume Teulé se sont illustrés. L’après-midi, la novillada piquée a rassemblé une bonne moitié d’arène et s’est révélée agréable dans son ensemble, permettant aux trois novilleros de s’exprimer à des degrés différents. Mario Vilau s’est imposé comme le grand triomphateur de l’après-midi, tandis que la tarde a également été marquée par la blessure de Hugo Tarbelli.
L’ensemble du lot de Camino de Santiago présenté à Seissan offrait un trapío homogène, bien dans le type, avec un troisième et un dernier novillo plus complets, exprimant une bravoure nette au cheval, tandis que certains laissaient entrevoir une certaine mansedumbre.
Jesús Romero ouvre sa prestation par deux largas. Le début de sa faena va a más, mais il laisse à deux reprises le novillo filer vers les burladeros, ce qui brise l’élan. La fin de faena se déroule dans les tablas, avec une épée de côté, sans relief particulier. Face à son second novillo, il débute par des statutaires, mais la faena va a menos. L’avis tombe malgré une bonne épée, et l’ensemble laisse une impression irrégulière.

Mario Vilau, fidèle à son attitude de triomphateur, aussi bien à Bayonne qu’à Seissan, répond par une série de largas. Sa faena est dominatrice et appliquée, mais le novillo s’éteint rapidement. Il place une épée engagée et se blesse dans l’action. Face à son second, il attaque par une série de rodillas avant d’enchaîner dans un style tremendiste assumé. L’épée, entière et engagée, aurait pu lui valoir une oreille dans bien des arènes. Il repart finalement avec deux oreilles et le prix du meilleur novillero.

Hugo Tarbelli, qui coupe des oreilles dans tout le Sud-Ouest depuis le début du mois d’août en remplacement de Clovis Germain, arrive à Seissan après avoir obtenu deux trophées la veille au festival de Navas del Rey, où il réside. Comme à son habitude, il transmet immédiatement au public, d’abord à la cape puis surtout lors de la pose des banderilles, où il se distingue. Sa faena est appliquée et va a más, le novillo lui permettant de s’exprimer. L’épée, moins convaincante, suffit néanmoins à lui offrir son premier trophée. Une vuelta au novillo aurait même pu se discuter.

Seissan, Dimanche 6 septembre 2026
6 novillos de Camino de Santiago pour
Jesús Romero : silence, salut au tiers avec avis et silence avec avis
Mario Vilau : une oreille et une oreille avec avis
Hugo Tarbelli : une oreille et blessure
Président : Jean-Louis Montastruc, assisté de Colette Lacomme et Georges Marcillac
Cavalerie : Bonijol – 8 piques
Musique : Les Armagnacs
Entrée : une demi-arène
Reseña & Photos : Nicolas Couffignal
