La novillada d’ouverture de la Feria de Pentecôte à Vic n’a pas totalement tenu ses promesses ce samedi 23 mai. Si la magnifique présentation des novillos d’Aguadulce a été saluée par les aficionados, l’inégalité du lot comme celle des hommes en piste n’a pas permis à la matinée de véritablement décoller.
Toro a toro
Le premier novillo, pour Gonzalo Capdevila, est très bien présenté. Il prend trois piques, la dernière depuis le centre de la piste, bien administrées mais sans que le novillo ne s’emploie réellement. Difficile à fixer, avec une charge violente, il met Capdevila en difficulté dans la conduite de la lidia. Le novillero réalise une faena prudente face à un adversaire qui ne se livre jamais totalement. Une épée tombée au second essai conclut le combat. Toro applaudi.
Le deuxième novillo, pour Pedro Andrés, se montre lui aussi difficile à fixer lors des mises en suerte. Il prend deux piques. Mobile et sans vice, le novillo offre des possibilités, mais le torero ne parvient jamais réellement à s’entendre avec lui. La faena manque d’éclat avant de se conclure par une épée en arrière mais efficace. Silence.
Pedro Luis hérite ensuite d’un bon novillo, également sans vice. Mise en suerte correcte pour deux piques sans grand relief. Le Péruvien réalise une faena, là aussi prudente, avec quelques passages maîtrisés mais manquant de transmission. Il tue d’une entière au quatrième essai. Silence.
Le quatrième novillo prend deux piques avant un tercio de banderilles où il sème quelque peu la panique. Gonzalo Capdevila doit ensuite composer avec un adversaire qui se défend à coups de tête dans la muleta. Le novillero peine à trouver la bonne distance et la faena ne décolle jamais réellement. Silence.
Le cinquième novillo est sublime de présentation. Il prend deux piques sans véritablement s’employer. Le novillo laisse entrevoir des qualités intéressantes dans ses charges. Pedro Andrés réalise une faena inégale, alternant passages plus ou moins maîtrisés, sans parvenir à exploiter pleinement le potentiel de son adversaire. Une entière au second essai suivie de deux descabellos mettent fin à l’affrontement. Silence.
Le dernier novillo, lui aussi très bien présenté, prend deux piques sans briller. Il met la tête avec une transmission limitée mais permet malgré tout à Pedro Luis de tracer quelques bons muletazos. Malheureusement, le travail du Péruvien manque d’écho et de profondeur, malgré une fin de faena légèrement supérieure. Une entière basse mais efficace précède une vuelta accordée après avis du public.
Vic-Fezensac, samedi 23 mai 2026
6 novillos de Aguadulce pour :
Gonzalo Capdevila : salut au tiers et silence
Pedro Andrés : silence et silence
Pedro Luis : silence et vuelta
Aurélien Dufau
