Dax : Intéressante novillada de La Cercada, Alvaro Serrano et Garibay coupent une oreille

Ce samedi 15 août a débuté par une intéressante novillada piquée de La Cercada, avec quatre nobles exemplaires et deux novilleros inspirés et intéressants. Le lot de La Cercada est sorti de présentation diverse, avec notamment des trapíos différents, mais tous bien présentés. En piste, ce sont d’abord des novillos qui ont eu du mal à se fixer, mais leur noblesse excessive a permis de bons moments de toreo.

Alvaro Serrano a coupé une oreille au premier après une excellente prestation. Très novillero dans son toreo de cape, il a ensuite profité des qualités de son novillo pour décrocher un trophée de poids. Ignacio Garibay, dans un style plus classique, a dessiné les plus belles naturelles de la matinée. Une tauromachie pure qui a pesé sur les tendidos et offert un contraste intéressant avec son homologue espagnol.

Novillo à novillo, Alvaro Serrano hérite du premier novillo de La Cercada. Le novillo a du mal à se fixer, mais l’Espagnol parvient à le fixer. Il sert un excellent travail de cape, tant dans les mises en suerte qu’au quite. Deux piques avec un novillo qui s’implique modérément. Quite d’Ignacio Garibay propre.

Le novillo est très noble, mais il est juste de force sur le train avant. Alvaro Serrano débute par des naturelles près des planches, avec un novillo qui serre. Il s’adapte par statuaire pour donner le rythme à sa faena. L’Espagnol réalise une excellente prestation sur les deux bords, en cherchant un bon sitio et en toréant avec liant et torería. Il tue d’une bonne épée, rapide d’effet, et coupe logiquement une oreille. La deuxième aurait pu être accordée, mais aucune pétition.

Le second est plus charpenté, bien présenté. Il est distrait à son entrée en piste, mais Ignacio Garibay est patient et finit par le fixer. Deux piques, avec un bon travail du picador avec la monture, mais un peu moins juste à la pique, avec un novillo qui proteste et fait tourner le cheval.

Ignacio Garibay met du temps à faire décoller sa faena. Mais sur le pitón gauche, le novillo rompt parfaitement et le Mexicain dessine des naturelles lentes et profondes qui réveillent les tendidos. Très belle seconde partie de faena, malgré un rythme un peu saccadé. Une entière en place. Une oreille très généreuse, notamment au vu de la prestation précédente. On relèvera l’attitude des mayorales qui demandent une vuelta posthume, les seuls.

Le troisième novillo est charpenté et sérieux. Réception soignée d’Alvaro Serrano, tout comme la lidia, qu’il prend soin de bien exécuter. Deux piques modérées.

Alvaro Serrano doit composer avec un novillo plus compliqué que le précédent. Il s’emploie pour compenser la transmission limitée d’un novillo qui reste menaçant. L’Espagnol dessine de bons passages en se croisant. Il se fait notamment sérieusement prendre et chute lourdement. Malgré tout, il reste en piste pour terminer sa faena. Il tue difficilement, perdant le crédit de ses efforts. Une entière basse au troisième essai. Forte ovation pour le novillero, qui regagne l’infirmerie.

Le quatrième novillo est modeste de gabarit, mais bien fait. Il est sur ses gardes et distrait à son entrée en piste. Deux piques avec un novillo qui tient le coup et pousse modérément.

Ignacio Garibay trace une faena pour « spécialiste », avec des naturelles très profondes, dessinées dans un calme plat. Le Mexicain laisse de beaux détails, mais la faena dure bien au-delà du nécessaire. Le premier avis sonne avant le premier coup d’épée, qui nécessitera le descabello après le deuxième avis.

Dax, samedi 15 août : quatre novillos de La Cercada pour Alvaro Serrano : une oreille et salut après avis. Ignacio Garibay : une oreille après avis et salut après deux avis.