La belle surprise de ce début du mois d’août s’appelle Hugo Tarbelli. Natif de Bayonne mais originaire de Capbreton, le Landais s’était expatrié en Espagne, du côté de l’école taurine de Navas del Rey, où il poursuivait son apprentissage loin des projecteurs de la tauromachie française. Malgré quelques novilladas sans picadors disputées en Espagne, le nom d’Hugo Tarbelli ne résonnait guère sur les affiches françaises ces derniers mois.
Pourtant, dans l’ombre, le novillero français travaillait sans relâche avec un objectif bien précis : faire ses débuts en novillada piquée. Après avoir coupé une oreille à Hagetmau lors de la novillada sans picadors de 2025, il avait déjà tenté d’intégrer le cartel de la Feria du Novillo au cours des discussions hivernales. Finalement, c’est le forfait de l’Espagnol Alvaro Serrano qui lui a ouvert les portes de ses débuts avec picadors, comme il nous l’explique :
« Au départ, Hagetmau ne m’avait pas retenu dans le cartel. Mais les organisateurs m’avaient assuré que, s’il y avait un remplacement, ils feraient appel à moi. Ils ont tenu leur parole et je leur en suis très reconnaissant. »

Une parole tenue, et il faut saluer les organisateurs d’Hagetmau pour avoir respecté leur engagement. Hugo Tarbelli, lui, n’a pas laissé passer cette chance. Auteur d’une prestation convaincante, il quittait les arènes a hombros, lançant ainsi idéalement sa carrière en novillada piquée.
La dynamique s’est ensuite accélérée. À la suite de la blessure de Clovis Germain, contraint de déclarer forfait en raison de douleurs persistantes au genou, les organisateurs de Villeneuve-de-Marsan puis de Soustons ont fait appel au jeune Landais pour compléter leurs cartels. Une succession d’opportunités qu’Hugo considère avant tout comme la récompense d’un long travail.
« Ce qui m’arrive aujourd’hui est le fruit de tout le travail accompli depuis plusieurs années, et plus particulièrement depuis deux ans à l’école taurine de Navas del Rey, aux côtés du maestro David Adalid. C’est beaucoup de travail, de sacrifices et d’abnégation. Je sais qu’il me reste encore énormément de choses à corriger pour continuer à progresser, mais je vis tout cela avec beaucoup de plaisir et une immense afición. »

À la veille de conclure cette semaine hors du commun à Soustons, Hugo Tarbelli aborde ce dernier rendez-vous avec une ambition assumée.
« Pour terminer cette semaine de rêve, il faut triompher à Soustons. C’est un rendez-vous très important pour moi. Aujourd’hui, je suis en train de construire ma vitrine pour la saison prochaine. Mon objectif est que les organisateurs pensent à moi dès la composition de leurs cartels, et non plus uniquement lorsqu’il s’agit de remplacer un torero absent. »
Rendez-vous donc ce Samedi à Soustons pour clôturer cette semaine de la meilleure des manières !
Jean Dos Santos
