Boujan : Neyan Espin coupe les deux oreilles et sort en triomphe

La novillada sans picadors proposait un lot de quatre erales de la Paluna. Un ensemble marqué par une grande noblesse, avec trois derniers exemplaires affichant une classe exceptionnelle. Le deuxième de l’après-midi a été récompensé d’une vuelta al ruedo, une distinction que le quatrième aurait également largement méritée.

Le premier eral de La Paluna ©Jérémy Busquère

Bautista Angosto signe plusieurs belles séries de naturelles, mais ne parvient pas à suffisamment baisser la main pour accompagner pleinement les qualités de son adversaire, qui perd progressivement de son rythme dès la troisième passe de chaque série. Un échec à l’épée le prive d’un trophée. Après un avis, il effectue une vuelta.

Auteur de la meilleure faena de l’après-midi, Lisares profite d’un excellent eral. Il le reçoit avec assurance au capote avant de poser lui-même les banderilles avec élégance. Sa faena, construite avec intelligence, se distingue par des séries profondes, liées et très basses, mettant parfaitement en valeur les qualités de son adversaire. Malheureusement, un échec à l’épée l’empêche de concrétiser par une récompense.

Naturelle de Lisares ©Jérémy Busquère

Bruno Martinez accueille son eral à porta gayola, affichant d’entrée son engagement. Sa faena est ponctuée de spectaculaires « sauts de grenouille », dans un registre rappelant El Cordobés. Malgré ces gestes de bravoure, l’ensemble demeure brouillon et manque de structure.

Grand triomphateur de cette novillada, Neyan Espin coupe deux oreilles et ouvre la grande porte. Son toreo séduit par plusieurs séries exécutées avec une demi-muleta, démontrant confiance et personnalité. Une belle estocade vient conclure une prestation aboutie et lui assurer le succès de l’après-midi.

Passe changée dans le dos de Neyan Espin ©Jérémy Busquère

4 erales de La Paluna pour
Bautista Angosto (Béziers) : vuelta
Lisares (Arles) : vuelta après avis
Bruno Martinez (Castellon) : vuelta après avis
Neyan Espin (Albacete) : 2 oreilles

Jérémy Busquère