Les arènes du Plumaçon accueillent ce Samedi l’événement de cette Madeleine 2026. Daniel Luque affronte en solitaire six toros de diverses ganaderias.
Toro a toro
Le premier toro de Fuente Ymbro est haut et armé par le bas malgré des armures inégales. Le toro est sur la réserve et charge avec une pointe de violence. Daniel Luque mène une lidia correcte malgré un animal difficile à conduire. 2 piques où le toro pousse sans bravoure. Dans le dernier tiers, le toro brille par son manque de race. Daniel Luque doit composer avec un toro qui se réfugie près des planches et qui cherche la sortie. Daniel Luque conclut par une entière longue d’effet.

Le second toro porte le fer de El Parralejo. Daniel Luque réussit une entame correcte à la cape pour 3 rencontres mais 2 véritables piques. Quite par chicuelinas précis du sévillan. Daniel Luque entame sa faena près des planches avec originalité. Il sert des trincheras et luquecinas épée dans l’étoffe. Il domine l’animal et profite de sa noblesse pour tirer le meilleur de l’animal. Maîtrise et toreria pour un Daniel Luque qui domine son sujet. Il tue d’une entière tombée foudroyante. Pétition importante avec une oreille justement accordée malgré la pétition de la seconde pour certains.
Le troisième toro du fer de Juan Pedro Domecq est bien présenté. Daniel Luque l’accueille par véronique genou plié et chicuelinas. Il continue sa mise en suerte par chicuelinas avec deux piques où le toro pousse modéremment. Daniel Luque partage les banderilles avec Mathieu Guillon avec les deux dernières paires à son profit, partant des planches vers le centre de la piste. Deux bonnes paires sous l’ovation des tendidos. Luque débute sa faena à genoux et se fait accrocher sans conséquence. Il livre une nouvelle faena pleine de maîtrise et toreria, notamment sur le piton droit intéressant de l’animal. Fin par luquecinas impeccables avant une entière un poil en arrière et basse. Cette fois-ci, les deux oreilles tombent

Le quatrième toro est un Victoriano del Rio bien fait, aux pointes légèrement abîmées. Il fait rompre la pique sur la première charge équestre mais sort seul. Il renverse le piquero sur la seconde charge en poussant un peu sous le fer. La troisième rencontre sera la meilleure avec un toro qui vient de loin et qui pousse au cheval. Dans le dernier tiers, le toro manque de mobilité et de race en général. Le torero de Gerena insiste avec plusieurs muletazos tirés par les cheveux. Il parvient à faire aller la faena d’avoir quelques pics d’intensité sur un périmètre réduit. Une entière tombée efficace.
