Les arènes d’Orthez accueillaient ce dimanche matin une novillada non piquée avec des novillos de la ganadería El Palmeral. Bien présentés dans l’ensemble, les pensionnaires basques ont offert un jeu intéressant, même s’ils se sont rarement employés sous le fer. À l’issue de la matinée, Mario Vilau a été désigné meilleur novillero. Le prix du meilleur picador n’a pas été attribué, tandis que le ganadero et le mayoral ont été invités à saluer les applaudissements du public.

Le premier novillo, bien présenté, prend quatre piques, allant avec régularité au cheval sans véritablement pousser sous le fer. Mario Vilau réalise une faena appliquée et sérieuse, profitant des qualités de son adversaire. Il connaît toutefois des difficultés à l’épée avec plusieurs tentatives avant de porter une entière plate, nécessitant deux coups de descabello. Le novillo est applaudi à l’arrastre, tout comme le novillero.
Le deuxième exemplaire, également bien présenté, sort avec davantage de fougue, mais laisse apparaître quelques faiblesses du train avant en s’écroulant à plusieurs reprises. Il prend trois piques. La faena de Salvador Herrero manque de liant et ne décolle jamais, alors que le novillo montre des qualités, avec une bonne charge et peu de vice. Il en aurait fallu davantage de la part du novillero. Un pinchazo, un bajonazo et un avis concluent la prestation.

Le troisième novillo, second du lot de Mario Vilau, affiche une présentation exemplaire avec sa robe burraca. Il prend trois piques sans réellement s’employer sous le fer. Le Catalan signe une faena appliquée et sérieuse face à un adversaire intéressant, mais pas forcément facile à exploiter. Une entière engagée, légèrement en arrière, lui permet de couper une oreille.

Le dernier novillo est sans doute le plus complet du lot. Magnifiquement présenté, il s’emploie avec bravoure lors des trois rencontres avec la cavalerie, notamment lors des deux premières où il pousse avec les reins. Face à un tel adversaire, Salvador Herrero ne parvient jamais à trouver la bonne distance ni le bon rythme. Sa faena, décousue, ne rend pas justice aux qualités du novillo, qui méritait bien davantage. Un bajonazo met un terme à la prestation. Le novillo est chaleureusement applaudi à l’arrastre, une vuelta posthume n’aurait pas été imméritée.
Orthez, Dimanche 26 juillet 2026
4 novillos de El Palmeral pour
Mario Vilau : salut et une oreille
Salvadro Herrero : silence et silence
Aurélien Dufau
