Parentis : Alberto Donaire triomphe devant les novillos de La Golosina

La première novillada piquée de la Féria de San Bertomiu 2026 a débuté par un hommage émouvant rendu par Madame le Maire de Parentis à la mémoire d’Alain Lartigue, qui a œuvré durant plusieurs décennies au sein de cette plaza.

Pour cette première course, les arènes, remplies aux trois quarts malgré une température particulièrement chaude, ont accueilli un lot de novillos de La Golosina, propriété du matador Juan Bautista.

Dans l’ensemble, les novillos de La Golosina ont fait preuve de beaucoup de noblesse, mais ont manqué d’allant et de bravoure face au cheval. On n’aura comptabilisé que huit piques au total, sans que les utreros ne s’emploient véritablement au premier tiers. Un comportement quelque peu décevant au regard des origines de cet élevage, issu de La Quinta et conservant du sang Santa Coloma. Le lot, correctement présenté, était composé de trois exemplaires bien charpentés et de trois autres plus fins, avec des robes allant du gris au blanc, rappelant les origines de l’élevage. La majorité des novillos a été applaudie à l’arrastre.

Pour sa présentation en France, Alberto Donaire a marqué des points. Le jeune novillero de Calahorra a montré une belle prestance et un toreo de qualité, tout en faisant preuve d’efficacité avec l’épée. Il a coupé une oreille à chacun de ses adversaires, grâce notamment à deux mises à mort rapides et efficaces, ainsi qu’à quelques séries bien dessinées, classiques et templées.

Naturelle de Alberto Donaire ©Nicolas Couffignal

Il aurait toutefois pu obtenir davantage face à son premier novillo, qui possédait les qualités nécessaires pour lui permettre de viser les deux oreilles. Son manque d’expérience dans le placement, les terrains et les distances ne lui a pas permis de pleinement exploiter les qualités de son adversaire. Pour sa première en France, Donaire aura néanmoins laissé une bonne impression. Il devrait poursuivre sa carrière en novillada la saison prochaine afin d’acquérir davantage d’expérience et de poursuivre sa progression.

Ignacio Candelas, pour sa part, fait partie de ces apprentis qui passent sans véritablement laisser d’empreinte. Insipide et manquant d’enthousiasme, il a toréé sans grande âme et n’a pas su tirer parti de la noblesse de ses deux adversaires. Il s’est également fait surprendre au moment de l’estocade de son premier novillo, échappant de peu à une cornada qui aurait pu avoir de graves conséquences.

Estocade engagée de Ignacio Candelas ©Nicolas Couffignal

Quant à Mario Vilau, on sent chez lui une réelle envie de bien faire. Le novillero possède déjà une technique affirmée ainsi qu’une bonne connaissance des terrains et du bétail. Il nous a notamment offert un moment spectaculaire face à son premier adversaire, lorsqu’il dut esquiver le novillo parti droit sur lui lors d’une puerta gayola.

Mario Vilau continue de s’affirmer dans les plazas françaises ©Nicolas Couffignal

Plein d’énergie et volontaire, Vilau a montré qu’il savait dominer ce bétail et construire ses faenas. Malheureusement, son maniement de l’épée lui a fait défaut et l’a privé d’un possible triomphe. Il effectuera néanmoins une vuelta, très applaudie, à l’issue de chacune de ses prestations, preuve que le public avait apprécié son travail et son envie.

6 novillos de La Golosina pour
Alberto Donaire : une oreille et une oreille
Ignacio Candelas : silence et silence
Mario Vilau : vuelta et vuelta

Pascalito del Moun