Dorian Canton est incontestablement sorti grandi de cette corrida de José Escolar Gil. Face à deux toros d’encaste Albaserrada aussi exigeants que différents, le matador béarnais a plus que rivalisé, coupant au passage la première oreille de la Madeleine 2026.
À l’issue de la corrida, il est revenu à chaud sur cette après-midi qui pourrait bien marquer un tournant dans sa carrière. « Ce fut deux combats différents, très durs. Le premier toro était meilleur, avec un excellent piton gauche. Ça reste les toros de José Escolar Gil, très exigeants, et ça a été une bonne après-midi pour moi quand même. »
« J’ai senti le public très tôt derrière moi »

Tout au long de la course, le public du Plumaçon a accompagné le Béarnais, qui a ressenti très rapidement le soutien des tendidos. « J’ai senti le public très tôt derrière moi. Sincèrement, quand c’est la première fois que tu vas devant ce type d’élevage-là, ça aide vraiment. Un appui précieux au moment d’affronter les charges si particulières des toros de José Escolar Gil. « Au moment où il ne faut pas bouger, où il faut attendre que le toro mette la tête, sentir que le public pousse et demande qu’on fasse l’effort, ça fait du bien. J’ai passé une très bonne après-midi. »
« Il faut avoir le courage de laisser le toro arriver »
Interrogé sur les spécificités des toros d’encaste Albaserrada, Dorian Canton explique que l’essentiel réside dans la capacité à attendre le toro et à l’emmener jusqu’au bout de la passe. « Il faut attendre qu’il se mette dans la muleta. Il n’y a pas eu de préparation spéciale, mais c’est surtout avoir le courage de laisser le toro arriver jusque dans le leurre et pouvoir l’emmener jusqu’au bout, sans qu’il reste dans les jambes. »
